Lancement programmé: le 01/9/2020 à Bujumbura. 

Chaque année, à partir du 1er septembre – premier jour de l'année liturgique orthodoxe – au 4 octobre – fête de Saint François d'Assises, le saint patron des animaux et de l'environnement dans la tradition catholique – les Eglises sont appelées à participer à un "Temps pour la création".

Nous voulons inviter tous les croyantset tout homme de bonne volonté - toutes confessions confondues -présentant environ 95 % (de la population du Burundi) à une conversion écologique.

Pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2030, le Programme de Nations Unies pour l'Environnement estime qu'il faut d'abord intégrer les groupes confessionnels, culturels et indigènes. Et dans son encyclique environnementale Laudato Si', le Pape François montre que les solutions techniques à elles seules ne peuvent pas apporter des solutions durables aux graves problèmes environnementaux du monde si l’humanité perd le cap, si l’on oublie les grandes motivations qui rendent possibles la cohabitation, le sacrifice et la bonté. D'où nous invitons tous les burundais à nous joindre dans cette Campagne pour contribuer à mettre un terme aux effets néfastes des changements climatiques. La sagesse dit que "l'union fait la force" car des milieux d'efforts consentis isolement peuvent demeurer sans effet mais en s'unissant pour parler d'une seule voix, nous sauverons des millions des vies.

Contexte et justification

  • De nos jours, le défi majeur qui fait peur à toute la terre est la problématique des changements climatiques.
  • Au Burundi, ces changements climatiques ont déjà induit des conséquences évidentes et radicales sur la vie socio-économique des populations. Les régimes climatiques changeants tels que l’augmentation des précipitations et de la chaleur, ainsi que des situations catastrophiques rendent le Burundi plus vulnérable et affectent les efforts de développement du pays. Ils engendrent des conséquences désastreuses qui se matérialisent par la chute de la production agricole et animale, les pertes en vies humaines, les inondations et sécheresses répétitives, l’augmentation des risques de maladies, la hausse de l’insécurité alimentaire, la malnutrition, l’érosion du sol, la pollution des ressources en eau, la destruction de l’habitat humain et des infrastructures tant publiques que privées.
  • Bien que le Burundi ait mis en place le Plan d’Action National pour l’Adaptation (PANA), plusieurs habitants sont inconscients des actions identifiées pour s’adapter efficacement. Certains de ces croyants sont préoccupés par l’écologie et la protection de la nature mais leur sensibilité écologique n’est pas suivie d’un engagement, d’une adhésion ou d’une implication au sein des groupes de protection de l’environnement, d’où leur manque de conscience écologique.
  • Devant l’incapacité des politiques et des experts à répondre aux défis de notre époque troublée par les perturbations climatiques, il est urgent de restaurer la confiance des croyants, de renforcer leur responsabilité et de mener des politiques d’inclusion ambitieuses à leur égard car c’est illusoire de croire que les objectifs de développement durable pourraient être atteints sans la participation active de tout le monde.
  • L’ODD 13 de l’agenda 21 exige que chacun prenne des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques et leur impact, en particulier pour ses objectifs 13.1 (Renforcer la résilience et la capacité d'adaptation aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles dans tous les pays) et 13.3 (Améliorer l'éducation, la sensibilisation et les capacités humaines et institutionnelles en matière d'atténuation des changements climatiques, d'adaptation, de réduction de l'impact et d'alerte rapide).
  • Dans ce contexte, le projet de campagne Laudato Si’ au Burundi se veut un des moyens pour faire face aux problèmes environnementaux dans le but d'accompagner les croyants issus des diverses communautés afin de favoriser leur mobilisation au profit du développement durable du pays. Étant devenus conscients de leur rôle, ces croyants auront la chance de contribuer à la protection intégrale de l’environnement.
  • Avec cette Campagne, les méthodes participatives aideront à cartographier les ressources locales et à identifier les interventions et les solutions qui sont éclairées par les connaissances des communautés locales.
  • Elle va s’appuyer sur deux grandes phases : la phase de planification comprenant les ateliers de sensibilisation (Les deux 1ère années) et la phase de mobilisation ou d’exécution (3 autres années) relative à la mise en œuvre des solutions identifiées. Ainsi, des activités clés seront organisées selon les besoins communautaires. Nous voulons que ce projet de campagne s’étende sur une période de 5 ans et soit exécutée en réseaux avec l’association ACAPE Burundi, le CARITAS Burundi, ASSEPE, ACDB, l’UPG, le Mouvement Xaveri et les autres partenaires.

Le mandat de cette campagne

Notre mandat est de nous engager en faveur de la protection de l'environnement et lutter contre les effets du changement climatique en vue d'édifier les communautés saines et développées en s'inspirant de la parole de Dieu, du savoir-faire traditionnel ainsi que quelques conclusions issues des recherches faites par les scientifiques dans le domaine de l’environnement.

Objectifs de la campagne

L’objectif global de cette campagne est de sensibiliser, informer et mobiliser les croyants afin qu’ils s’impliquent pour agir et participer à la lutte contre les changements climatiques et d’y remédier.

Cognitifs

 

D’ici 5 ans (fin décembre 2024), 80% des croyants du Burundi sont sensibilisés et mobilisés sur les enjeux de la lutte contre les changements climatiques.

Affectifs

D’ici 5 ans , 60% participent activement aux différentes activités proposées lors des échanges communautaires. Comme le Burundi a déclaré le jeudi de chaque semaine journée consacrée au programme national d’environnement dans le cadre du projet EWE BURUNDI URAMBAYE, les solutions identifiées seront mises en œuvre les jeudi ou samedi individuellement ou collectivement (au niveau des cellules, des groupes de prières, MAC…) lors des travaux communautaires volontaires. Au niveau des écoles, un weekend environnement sera mis en place où les jeunes participeront à une activité environnementale au moins une fois par mois.

Conatifs

D’ici 5 ans, 50 millions d’arbres purificateurs de l’atmosphère sont multipliés et plantés, 100 groupes sont mis en place, 500.000 nouveaux engagements, 200 manuels produits.

L’axe de la campagne

“Rimer prière et conscience écologique en passant à l’action immédiate c’est garantir un monde vivable aux générations futures”.


Le slogan 1 : “Tous unis, vivons Laudato Si'!”


Justification:

Pour assurer des conditions favorables à une vie meilleure à nos descendants, il est urgent de se mobiliser en traduisant la foi en actions concrètes en faveur du développement durable. Les croyants ont besoin d’un accompagnement pour vivre leur rôle de protecteurs de création.

Dans son encyclique Laudato Si', le pape nous exhorte que pour « construire une écologie qui nous permette de restaurer tout ce que nous avons détruit », en plus de la science, il est indispensable de faire appel à toutes les formes de sagesse (y compris religieuse), ainsi qu'aux richesses culturelles (telles que l'art, la poésie, la spiritualité).

Ce programme nous invite à :

  1. Prier pour et avec la création
  2. Vivre de façon la plus simple possible
  3. Participer aux activités collectives de la sauvegarde de notre maison commune.

Cette présentation est élaborée dans le cadre de saisir les partenaires et rassembler les moyens nécessaires pour la mise en œuvre de la Campagne génération laudato si’ au Burundi  à partir du mois de septembre 2020.

Faites un don au compte numéro 20309470008 ouvert à la BGF 

Écrivez-nous sur cet email pour vos éventuelles contributions : [email protected]

Adresse: MAC Xaveri-Burundi, CNFP (Centre National de Formation Permanente) des MAC, Av. de la Mission, N.6

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