Table Ronde des EVEQUES catholiques et anglicans du Burundi sur la Justice écologique

Dans le cadre de la célébration du 6e anniversaire de l’Encyclique Laudato Si du Pape François sur la sauvegarde de notre maison, la Plateforme Laudato Si en partenariat avec le réseau Caritas Burundi et la Province de l’Eglise Anglicane du Burundi a organisé, en date du 19 mai,  une Table ronde des Evêques catholiques et anglicans sous le thème : « Rôle du leadership religieux dans la réponse à la crise climatique au Burundi ».  

L’objectif de cette activité était de requérir l’aval de l’autorité ecclésiastique pour promouvoir et diffuser le message de l’Encyclique Laudato Si et la culture de la justice écologique dans les communautés de base à travers les paroisses. Cette Table ronde s’est tenue dans la salle des réunions de Caritas Burundi sise à Bujumbura, avenue du Grand Séminaire, Quartier Rohero I.

 A gauche Mgr Georges BIZIMANA, Président de Caritas Burundi et à droite le DG de l’OBPE qui a représenté le Ministre de l’Environnement, Agriculture et de l’Elevage.

Dans son mot d’accueil, le Président de CARITAS Burundi  et Evêque catholique de Ngozi Mgr Georges BIZIMANA a rappelé que la Terre, notre maison commune est en train de subir de dégradations par l’homme qui devrait le protéger.  Après avoir remercié les organisateurs de l’évènement, il a souhaité grand succès aux travaux de la Table ronde.

Dans son discours de circonstance, le Directeur Général de l’OBPE Monsieur HATUNGIMANA Berchmans qui a représenté le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage s’est réjoui que les autorités ecclésiastiques catholiques et anglicanes se joignent aux efforts du Gouvernement du Burundi pour trouver des solutions à la crise écologique. Pour lui, cela représente un signe d’espoir  pour une synergie d’action de développement durable. Il a reconnu également que le rôle des confessions religieuses et l’autorité morale qu’elles incarnent, constituent des atouts précieux pour apporter des changements dans les attitudes et comportements des gens. Il a terminé son allocution en souhaitant une synergie d’actions pour susciter la responsabilité individuelle et collective en vue de la sauvegarde de la Terre, notre maison commune.

Sur base des communications des Experts en environnement et en changements climatiques et conformément à l’appel universel de l’Encyclique Laudato Si lancée par le Saint Père le Pape François  et à la cinquième marque de la Communion Anglicane qui prône des actions pour la sauvegarde de l’intégrité de la création, les participants ont compris l’urgence de donner une base concrète à la dimension éthique et spirituelle de la conversion écologique proposée par le Pape François.

La première communication de l’expert avait pour thème : « Changements climatiques, une menace pour toute l’humanité : quelles perspectives pour le Burundi ? ». Dr BISORE Simon, Directeur Académique à l’ENS a montré les causes des changements climatiques, leurs conséquences tout en montrant les stratégies locales à envisage pour sortir de la crise que nous traversons.

Lors de son exposé sur la gouvernance environnementale, le Professeur Joël NDAYISHIMIYE a montré combien les écosystèmes burundais sont menacés y compris leur riche biodiversité. Cet académicien propose quelques projets d’intérêts communautaires allant jusqu’à la promotion d’élevage de petits rudiments pour compenser l’utilisation des engrais chimiques par la fumure organique.

L’Archevêque de Gitega, Son Excellence Mgr Simon NTAMWANA qui exposé sur le « rôle du leadership religieux  dans la réponse à la crise écologique actuelle »,  a fait savoir qu’il s’agit d’un désir de faire un engagement, une action, une attitude concrète qui essaye de changer ce qui habituellement est en vogue. Selon lui, il s’agit  particulièrement du leadership religieux, nous les familles selon notre foi, nous les confessions religieuses selon nos diverses sensibilités ainsi que nos Credo. On nous appelle ainsi à l’action pour sauver une planète « Terre » qui se dégrade devant  nos yeux et ne permettra plus que nous y vivions, d’ici quelques années, a-t-il poursuivi.

De son côté, Son Excellence Mgr NTAHOTURI de l’église anglicane a rappelé que la création est l’homme et ce qui l’entoure. S’appuyant sur les chapitres 1, 2, 3 de la Genèse, il a démontré que Dieu a confié à l’homme la mission de bien prendre soin des autres créatures. Selon lui, l’homme devrait prendre soin de la terre pour son propre bien. C’est pour cela qu’il exhorte que la nature est un don et non dû et que l’homme ne devrait pas l’exploiter comme il veut.  Il a terminé son intervention en demandant à ses homologues de partager les autres encycliques comme Evangelium Gaudium et Amoris laetitia pour les promouvoir au sein de toute la communauté anglicane du Burundi.

Lors des échanges, les participants aux assises de ce grand rendez-vous se sont réjouis de cette initiative œcuménique visant des actions conjointes de sauvegarde de l’intégrité de la création. Ils  invitent les Paroisses Catholiques et Anglicanes et les communautés chrétiennes à devenir des acteurs-modèles de développement communautaire en organisant des actions concrètes de conservation de la nature et en participant à l’alerte rapide des risques de  catastrophes écologiques.

En concluant, ils ont convenu de prendre des dispositions nécessaires pour lancer la sensibilisation des fidèles et pour faire un plaidoyer auprès  des décideurs et des partenaires techniques et financiers en vue de répondre efficacement aux différents enjeux de la protection et de la conservation de la nature.

A l’issue des travaux  de cette Table ronde, les Archevêques et Evêques présents ont fait une déclaration où Ils se sont engagés à agir ensemble pour promouvoir la conversion justice écologique et sociale. Ils se sont engagés à initier une catéchèse et une éducation environnementale dans les paroisses. Une Déclaration issue de cette Table Ronde sera disponible d’ici peu. Les assises de la Table Ronde des Archevêques et Evêques Catholiques et Anglicans qui avaient débuté à  9 heures 30, ont pris fin à 15 heures 30 dans un climat d’entente et d’union de prière

Messe de clôture de la Semaine Laudato Si

Mgr NTAMWANA qui a presidé la Messe de Clôture de la Semaine Laudato Si’.

Nous sommes à Gitega, en date du 24 mai où la Branche Burundi de GCCM (plate-forme Laudato Si’) a clôturé la semaine Laudato Si à la Paroisse Mucunguzi, à Nyamugari dans l’Archidiocèse de Gitega.

L’Archevêque de Gitega, Monseigneur Simon NTAMWANA, dans son homélie à la messe où il confirmait les fidèles, a livré un message très fort sur la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques. Il nous a fait sentir combien l’homme a été créé par Dieu à son image pour qu’il soit gardien de la création.

Il a alerté les participants à cette messe sur le fait que beaucoup jetaient des bouteilles plastiques partout sans se soucier de ce que ces bouteilles qui ne se dégradent pas, sont un grand problème pour notre agriculture. Nous devons, a-t-il insisté, agir en sorte que nous puissions léguer aux générations futures une planète terre meilleure que celle que nous avons trouvée. L’homme est la première créature dont il faut prendre soin, à commencer par le plus vulnérable, le plus démuni, le plus faible. Et parmi les plus faibles se trouvent prioritairement les enfants non encore nés et les personnes de troisième âge. Combien d’enfants sont victimes de l’odieux crime d’avortement! Que de personnes âgées meurent abandonnées, sans secours et sans amour! Nous devons tous nous ressaisir.

Après la Messe, les Gardiens de la Création présents se sont rassemblés autour d’un verre pour partager l’agape Laudato Si’. Rappelons que le Coordinateur National de la Plate-forme Laudato Si était lui aussi présent accompagné du Trésorier General et d’un membre du Bureau National du Mouvement Scout.

LANCEMENT D’UNE CAMPAGNE ŒCUMÉNIQUE Laudato Si’ au Burundi : 14 sept 2020

La Campagne Laudato Si’ est une campagne qui a été initiée par 4 organisations de droit Burundais que sont Association Catholique pour la Protection de l’Environnement (ACAPE-Burundi), Alliances pour les Communautés Durables au Burundi (ACDB), Association Ensemble pour la Protection de l’Environnement (ASEPE) et le Mouvement Xaveri. 

Cet évènement a rassemblé environ 200 participants dits « Gardiens de la création » en provenance de tous les coins du pays. C’était une conférence de réflexions plus approfondies sur les soins à donner à la création en s’inspirant de l’Encyclique du Pape François Laudato Si’ (« Loué sois-Tu »), la contribution aux perspectives des confessions religieuses et de l’Etat dans le domaine de l’environnement, la réponse aux besoins et opportunités urgents au Burundi, l’étude de nos capacités à opérer les changements rapides dont nous avons besoin, en rapport avec la propreté locale, le verdissement du pays, les bénéfices du développement durable, tout en préservant les connaissances empiriques de la population locale, la mise en exergue des réussites à travers le pays et le rôle particulier du leadership, le rôle de l’innovation des jeunes pour faire face à la crise climatique. 

Les gardiens de la création forment un mouvement dynamique qui s’élève à travers le pays pour exhorter la génération au pouvoir à prendre plus au sérieux le changement climatique et la crise écologique dans la promotion de la bonne gouvernance environnementale. Comme le dit Sa Sainteté le Pape Français, les talents et l’implication de tous sont nécessaires pour réparer les abus humains à l’encontre de la création de Dieu, nous allons donc former une synergie avec les diverses organisations qui se dédient à la protection de l’environnement. 

Notre campagne s’inspire de l’Encyclique Laudato Si’ Mi Signore de sa Sainteté le Pape Francesco. Elle sera exécutée sur une durée de 7 ans.

 Objectifs :

L’objectif général du lancement de cette campagne est de promouvoir le volontariat pour les jeunes au service de la création et du développement durable du Burundi à la lumière de l’Encyclique Laudato Si’ du Pape François.

 Les objectifs que nous poursuivons dans le lancement de cette campagne sont :

 – Sensibiliser les Autorités Ecclésiales sur la promotion du volontariat en général

– Montrer le rôle des institutions de l’Eglise en matière de gestion des jeunes volontaires

– Mettre en place les groupes des jeunes volontaires au niveau des Diocèses et des Paroisses

– Mettre en place un système d’accompagnement des groupes des jeunes volontaires par le renforcement des capacités en matière de volontariat

– Former les groupes jeunes volontaires sur la gestion des risques, la prévention des catastrophes et la protection de l’environnement dans leurs milieux de vie.

 Participants :  

 Le lancement a rassemblé les gens aux profils divers et complémentaires :

 – 149 membres des 4 organisations impliquées dans la campagne,

– 1 expert de l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement, 1 conseiller economique du maire de la ville Bujumbura,

– 2 représentants des confessions religieuses : celui de la Communauté Musulmane et celui de l’Eglise Anglicane,

– 20 Journalistes des différentes radios, Télévisions et des différents journaux,

– 1 expert de World Vision Burundi,

– Les autorités compétentes de l’Eglise Catholique : S.E Mgr Salvator NICITERETSE, Evêque du diocèse catholique de Bururi et Président de la Commission Episcopale pour l’Apostolat des Laïcs, il était accompagné de 4 Prêtres : le S.E de CARITAS Burundi, le Secrétaire de la CEL A. Emmanuel NZEYIMANA, le Chancelier du Diocèse Ngozi A. Lambert RIYAZIMANA et A. Didier BIMENYIMANA du Diocèse NGOZI.   

Session de formation et d’information

En date du 20/12/2018, l’Association ACAPE Burundi a tenu une session de formation et d’information dans les enceintes de l’Université Polytechnique de Gitega.

Cette session était organisée dans le but d’assurer un renforcement de capacités a ses volontaires répartis dans des cellules paroissiales, clubs d’environnement au niveau des écoles fondamentales, post-fondamentales, lycées et universités. 65 jeunes leaders ont été renforcés sur des thèmes relatifs à la protection de notre maison commune.

Apres le mot d’accueil prononcé par l’Assistant du recteur de l’UPG, le Modérateur et Représentant Légal M. NDUWIMANA Jonas a fait savoir l’historique de l’ACAPE Burundi, sa vision, ses objectifs, sa mission et ses réalisations. Et puis, le Secrétaire Permanent au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique a expose un thème très délicat qui parle sur  » Les jeunes et les femmes vis- à -vis du changement climatique. » Il a montré que ce sont les jeunes et les femmes qui vont subir beaucoup les conséquences du CC. C’est pourquoi il nous a proposés des moyens de résilience pouvant nous aider à nous adapter aux changements climatiques.

Vers la fin de la session, les jeunes ont formulé une liste d’activités qu’ils vont mettre en place pour apporter leur pierre à l’édifice pour l’avènement des communautés saines, vertes et prospères.

Création de la cellule paroissiale MAKEBUKO dans l’archidiocese de Gitega

Parmi les objectifs de l’ACAPE Burundi figure la création et encadrement des cellules paroissiales de protection de l’environnement dans toutes les paroisses catholiques du Burundi.

En effet, ce dimanche, l’ACAPE Burundi a procédé a l’ouverture des activités dans la paroisse MAKEBUKO après avoir exposé sur le rôle d’un chrétien vis a vis du changement climatique.

Le cure de ladite paroisse, dans son allocution a fait savoir que la terre est une maison commune dont tout un chacun est appelé a protéger selon la volonté de Dieu quand il planifie de créer l’être humain pour devenir le gardien de la création.

M. NDUWIMANA Jonas (Modérateur Suprême de l’ACAPE Burundi) après avoir montré les causes et origines des changements climatiques ainsi que leurs conséquences sur le développement intégral de l’humanité, a proposé quelques moyens de solutions pour s’adapter aux effets désastreux de ces perturbations. Les participants ont tous salué l’initiative de l’ACAPE Burundi et décidé de créer la cellule paroissiale. Le conseiller social de l’admicom MAKEBUKO voit en ACAPE Burundi une solution aux problèmes environnementaux car les administratifs utilisent leur pouvoir pour contrer la population a agir. Il propose que l’administration et l’Eglise en collaborant, peuvent faire grande chose car l’approche de l’ACAPE Burundi de meler les conclusions des scientifiques avec celles de la doctrine de l’Eglise est la méthode la plus efficace pour trouver des solutions durables.

Monsieur BIMPENDA Diomède est nommé Facilitateur principal de la cellule MAKEBUKO avec NDIKUMANA Leonidas comme adjoint. Mlle SIBOMANA Médiatrice est chargée des clubs LAUDATO SI dans écoles de la paroisse MAKEBUKO.

Renforcement des capacités sur la préparation du compostage en tas

L’ACAPE Burundi a organisé une formation sur le compostage en tas sous la facilitation de l’AGAKURA asbl dans le but de former les jeunes volontaires aux bonnes pratiques agricoles respectueuses de l’Environnement. Ladite formation s’est déroulée à GIHAMAGARA en commune ITABA.

L’association ACAPE BURUNDI en partenariat avec AGAKURA asbl

La matière utilisée pour la préparation dudit compostage est en grande majorité composée de la matière fraîche pour l’apport d’azote, de celle sèche pour l’apport en carbone afin d’assurer l’aération et du compost fin en provenance des étables pour accélérer l’activité microbiologique.Le but principal était de former les jeunes sur la préparation d’un compostage qui dure 18 jours seulement et après cette période, on a du compost prêt à être utilisé aux champs de culture. La plupart de ces jeunes provenaient de la ville de Gitega et ont beaucoup apprécié cette formation et envisagent de former les agriculteurs de leurs localités respectives.

compostageLe but principal était de former les jeunes sur la préparation d’un compostage qui dure 18 jours seulement et après cette période, on a du compost prêt à être utilisé aux champs de culture. La plupart de ces jeunes provenaient de la ville de Gitega et ont beaucoup apprécié cette formation et envisagent de former les agriculteurs de leurs localités respectives.
Ils ont aussi reçu des informations sur les insecticides naturels et fertilisants liquides grâce aux huiles essentielles provenant des végétaux.
Cette formation est l’étape principale dans le cadre de bien exécuter le projet RWARUKAVYUKA

Ils ont aussi reçu des informations sur les insecticides naturels et fertilisants liquides grâce aux huiles essentielles provenant des végétaux.
Cette formation est l’étape principale dans le cadre de bien exécuter le projet RWARUKAVYUKA

Les sacs en papier kraft comme alternative aux sachets en plastique

L’usage des sacs en plastique est entrée dans les habitudes des Burundais malgré que de nombreuses études montrent clairement que ces produits de la pétrochimie participent a la dégradation de l’environnement.

Le décret n°100/099 du 08 août 2018 interdit l’importation, la fabrication, la commercialisation et l’utilisation des sachets et d’autres emballages en plastique sur le territoire Burundais. Quels sont les alternatives? Peut-être les sacs en papier kraft.

Le papier kraft est entièrement biodégradable, recyclable et respectueuse de l’environnement. Et son marché est aujourd’hui en pleine expansion à cause de ces restrictions qui frappent le sac plastique.

ACAPE Burundi et Journée Mondiale de l’Environnement

Dans le cadre de la commémoration de 48 ans d’existences de la journée dédiée à l’environnement célébrée le 5 juin de chaque année, différentes associations et mouvement des jeunes soucieux de la dégradation de l’environnement se sont joints au monde entier autour d’une activité de « Plogging » dont l’objectif était dégagé de leurs passages des objets plastiques non dégradables dans les rues de la commune Mukaza en mairie de Bujumbura.
Il s’agissait d’une activité qui avait été organisée par les jeunes réunis au sein du mouvement identifié sous le nom de Babandi avec la participation de l’administrateur de la commune et l’Association Catholique pour la Protection de l’Environnement ACAPE Burundi, un mouvement Catholique en partenariat avec le Centre de Production et de la Distribution de la Littérature Chrétienne CEPRODILIC pour plaider tous les deux en faveur de la nature.
Ils étaient plus de 500 jeunes qui ont répondu présent dans cette activité et ont ramassé 5 camions d’objets plastiques et autres déchets.
Nduwimana Jonas qui représente le mouvement ACAPE se réjouit de la présence pour la première fois d’un tel nombre dans des activités pareilles organisées par les jeunes, un signe éloquent pour lui qui prouve à suffisance que la jeunesse est plus déterminée à faire face aux menaces qui guettent notre maison commune, la nature.
Plus encore, cet écologiste déplore le comportement humain affiché par certains individus, qui au lieu de lutter pour la sauvegarde de leurs entourages s’adonnent à commettre des actes ignobles de couper la blanche sur laquelle ils sont assis.
En tant qu’associations chrétiennes, ACAPE et CEPRODILIC qui ont conjugué leurs efforts pour sauver ce qui reste à sauver, s’inspirant d’un passage tiré de la bible qui stipule que : « quand Dieu a créé l’homme, il lui a donné un environnement pour vivre ».
Jonas Nduwimana indique que l’homme chrétien ne devrait pas pour cela afficher un comportement malsain d’un animal face à la nature.
Il ajoute en toute fait utile que l’association ACAPE Burundi, dans plusieurs belles réalisations exemplaires en faveur de l’environnement, se réfère également à la lettre encyclopédique Laudato’si sur la sauvegarde de la maison commune publiée en mai 2015 par le Pape François dans lequel, il dénonce la société de consommation, la mondialisation financière et invite l’Église Catholique à jouer un rôle spirituel et social dans la défense de l’environnement.
« Dès lors, être croyant, suivre la parole de Dieu, ne serait-ce pas en quelque sorte la voie de la décroissance et de l’écologie », indique la lettre.
Ce militant invite tout le monde au changement de mentalité, au respect des textes régissant l’environnement et de couper court à la culture burundaise de jeter les déchets n’importe où sans se soucier du bien-être de la nature.
Les jeunes responsables du pays dans l’avenir avec lesquels ACAPE travaille, eux qui, la plupart de foi, sont sollicités pour servir de bouc émissaire des politiciens pour arriver à leurs fins, d’agir et de jouer un rôle pionnier sur la protection de l’environnement, a-t-il pris soin de rappeler.
Rappelons que la production mondiale des déchets plastiques a augmenté ces cinq dernières années, passant de 359 millions de tonnes à plus 500 tonnes, le dossier : « Fait religieux et construction de l’espace, publier par les scientifiques Catholiques. »

Clubs

Introduction

L’Association Catholique pour la Protection de l’Environnement au Burundi (ACAPE Burundi) est une ONG locale agréée, active dans la sensibilisation, l’éducation et la mobilisation des communautés autour des enjeux environnementaux. Une de ses initiatives phares est l’encadrement de clubs d’environnement dans les écoles et universités, afin de former une relève sensibilisée et engagée pour la protection de l’environnement au Burundi. Cet article se propose de décrire et d’analyser cette démarche : contexte, objectifs, fonctionnement, impacts, limites et perspectives.


1. Contexte

Le Burundi est confronté à plusieurs défis environnementaux majeurs : forte pression démographique, érosion des sols, gestion des déchets, déforestation, ressources naturelles fragiles. Les jeunes, en milieu scolaire ou universitaire, sont souvent à la fois victimes et potentiels acteurs de cette dynamique. Dans ce contexte, la création de clubs d’environnement représente un vecteur d’éducation, d’engagement citoyen et d’action locale.

ACAPE Burundi intervient au sein de ce cadre : elle est « accordée par l’OM 21442 du 28/11/2019 et accréditée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) depuis le 21/5/2021 ». Elle a adopté une approche intégrée mêlant sensibilisation, formations, partenariats et programmes éducatifs.


2. Objectifs des clubs d’environnement encadrés par ACAPE

Les clubs d’environnement permettent de mettre en œuvre les objectifs suivants :

  • Éducation et sensibilisation : encourager les jeunes à comprendre les enjeux environnementaux (biodiversité, déchets, changement climatique, usage des ressources) et à devenir des acteurs.
  • Engagement communautaire : donner aux élèves et étudiants une plateforme pour mener des actions concrètes (ramassage de déchets, plantation d’arbres, campagnes de sensibilisation) dans leur établissement et au-delà.
  • Renforcement de la capacité : développer les compétences techniques, organisationnelles et citoyennes des membres du club (leadership, gestion de projet, animation, plaidoyer).
  • Institutionnalisation d’une culture environnementale : faire de l’éco-responsabilité un élément de la vie scolaire/universitaire, avec la création d’habitudes durables et de rôles proactifs.
  • Mobilisation de partenaires : créer une passerelle entre les établissements, la société civile, les autorités, les entreprises et les ONG (ex : ACAPE, autres associations) pour multiplier les actions.

3. Fonctionnement des clubs d’environnement

3.1 Structures et animation

Les clubs sont généralement constitués dans les établissements scolaires (écoles secondaires) ou universitaires. Par exemple, le « Club environnement » de Université du Burundi – Campus Mutanga est mentionné comme s’étant réorganisé pour mener des actions de protection environnementale.

ACAPE joue plusieurs rôles :

  • Facilitation de la création du club (mobilisation, charte, objectifs)
  • Formation des encadreurs ou animateurs (enseignants ou étudiants)
  • Appui méthodologique pour les calendriers d’activités, suivis, bilans
  • Mise en réseau des clubs (via événements, concours, partenariats)

3.2 Types d’activités

Les clubs menés sous l’égide d’ACAPE mènent, entre autres, :

  • Campagnes de ramassage de déchets plastiques dans les quartiers ou établissements (exemple : zone Kinama, commune Ntahangwa)
  • Plantations d’arbres ou aménagements d’espaces verts au sein des établissements
  • Sensibilisation des pairs, des enseignants, des riverains sur la gestion des déchets, la consommation responsable, la biodiversité
  • Animation d’ateliers, débats ou journées environnementales
  • Rédaction de rapports ou bilans d’activités, et parfois association avec médias ou réseaux sociaux pour diffusion

3.3 Partenariats et réseau

ACAPE mentionne des partenaires comme des entreprises, d’autres associations, et des clubs universitaires pour co-organiser. Exemple : « un immense merci à nos précieux partenaires, notamment #Liquids, le Club de l’Environnement de l’UB, le Club Vert de Buterere… » Cela montre que l’association fait le pont entre établissements, société civile et secteur privé.


4. Impacts observés

4.1 Sensibilisation accrue

Grâce à la multiplication des clubs d’environnement, de nombreux jeunes sont exposés à des notions environnementales et participent à des actions concrètes. ACAPE indique avoir «plus de 2000 jeunes sensibilisés». Cette implication est clé pour changer les perceptions et comportements, notamment dans un pays comme le Burundi où l’éducation environnementale formelle reste limitée.

4.2 Actions concrètes sur le terrain

Les activités de ramassage de déchets plastiques, spécialement, contribuent à la propreté des quartiers, à la réduction de nuisances et à l’instauration d’habitudes positives. Les clubs d’environnement permettent ainsi d’articuler l’éducation à l’action.

4.3 Création de réseaux et visibilité

La mobilisation de divers établissements, l’appui d’ACAPE et des partenariats donnent une certaine visibilité à l’engagement des jeunes. Cela peut renforcer l’estime de soi, le leadership, et ouvrir des opportunités (ex : bourses, appui de projets).


5. Limites et défis

Malgré les succès, plusieurs défis restent à relever :

  • Ressources limitées : Les clubs ont souvent peu de moyens (financiers, logistiques, matériel) pour organiser des actions soutenues. L’ONG ACAPE elle-même mentionne la nécessité de partenariats et de soutien.
  • Pérennité des clubs : Certains clubs peuvent être actifs seulement ponctuellement ou dépendre fortement d’un ou deux animateurs engagés. Le turnover des étudiants ou enseignants peut affaiblir la dynamique.
  • Intégration institutionnelle : Pour que les clubs aient un impact durable, il faudrait que les établissements intègrent ces activités dans leur curriculum ou leur politique interne. Cela n’est pas systématiquement le cas.
  • Mesure de l’impact comportemental : Il est fréquemment difficile d’évaluer jusqu’à quel point les clubs modifient les comportements environnementaux (au-delà des actions ponctuelles).
  • Couverture géographique : Même si l’ONG mobilise plusieurs établissements, il est probable que la couverture reste inégale entre zones urbaines et rurales, entre établissements bien dotés et moins bien.

6. Perspectives et recommandations

6.1 Pour ACAPE et les clubs

  • Développer un programme standardisé d’animation de club, avec modules de formation, guide des activités, suivi et évaluation.
  • Mettre en place un réseau national des clubs d’environnement afin d’échanger les bonnes pratiques, organiser des compétitions, ou des journées nationales.
  • Intégrer un système de suivi-évaluation simple (ex : nombre d’actions, nombre de participants, changements observés) pour documenter et valoriser l’impact.
  • Rechercher des partenariats financiers ou en nature (matériel, transports, outils pédagogiques) pour renforcer les capacités des clubs.
  • Encourager l’institutionnalisation au sein des établissements (reconnaissance par l’administration, budget annuel, inclusion dans le plan d’établissement).

6.2 Pour les établissements scolaires et universitaires

  • Reconnaître officiellement le club d’environnement, lui donner un enseignant référent et un budget modeste.
  • Synchroniser les actions du club avec les programmes scolaires (ex : cours de sciences, géographie, E&S) pour plus de cohérence.
  • Inciter les projets inter-club, inter-établissements, y compris des échanges ou sorties de terrain.
  • Valoriser l’engagement des membres (certificats, distinctions, visibilité) pour renforcer la motivation.

6.3 Pour la recherche et la pratique environnementale

  • Documenter les pratiques et les effets des clubs dans le contexte burundais (ce qui pourrait d’ailleurs être pertinent pour votre travail sur les perceptions et comportements des ménages dans la gestion des déchets plastiques).
  • Explorer comment les clubs d’environnement peuvent contribuer à des objectifs plus larges : gestion des déchets plastiques, sensibilisation communautaire, économie circulaire.
  • Intégrer des partenariats entre ONG, universités et chercheurs pour évaluer l’efficacité de ces clubs comme levier d’éducation et d’action environnementale.

Conclusion

L’encadrement de clubs d’environnement par ACAPE Burundi représente un levier prometteur pour mobiliser les jeunes, renforcer l’éducation environnementale et stimuler des actions concrètes locales. Bien que confrontés à des défis (ressources, pérennité, mesure de l’impact), ces clubs ont le potentiel d’instaurer une culture citoyenne environnementale dans les établissements burundais. Pour maximiser cet impact, une stratégie plus systématique, des partenariats solides et une intégration institutionnelle accrue sont recommandés. Enfin, dans un contexte où vous travaillez déjà sur les perceptions et comportements liés à la gestion des déchets plastiques, le rôle des clubs d’environnement pourrait constituer un champ d’étude ou de collaboration intéressant – tant en termes de recherche que d’action pratique.

Pratiques Durables au Burundi : Comment ACAPE BURUNDI Transforme Nos Communautés et Notre Environnement

La Mission d’ACAPE BURUNDI

ACAPE BURUNDI est une organisation qui se consacre à la protection de l’environnement et à la conservation de la nature. Notre objectif principal est de sensibiliser les communautés locales à l’importance de la découverte écologique. Grâce à des initiatives variées, nous travaillons pour promouvoir des pratiques durables et protéger les ressources naturelles du Burundi.

Initiatives de Reforestation

La reforestation est l’un des piliers de notre mission. Voici comment nous agissons :

  • Plantation d’Arbres : Nous organisons des événements de plantation d’arbres dans les villages et les écoles.
  • Formation des Communautés : Nous formons les habitants sur les avantages des arbres pour l’environnement.
  • Collaboration : Nous travaillons en partenariat avec d’autres ONG et institutions locales pour élargir notre impact.

Ces initiatives contribuent à restaurer les forêts et à protéger la biodiversité locale.

Préservation des Habitats Naturels

La préservation des habitats est essentielle pour maintenir l’équilibre des écosystèmes. Voici quelques-unes de nos activités :

  • Sensibilisation : Nous menons des campagnes de sensibilisation sur l’importance de préserver les habitats naturels.
  • Protection des Zones Sensibles : Nous identifions et protégeons des zones écologiquement sensibles contre la déforestation et la pollution.
  • Surveillance Environnementale : Nous mettons en place des systèmes de surveillance pour suivre la santé des écosystèmes.

En protégeant les habitats, nous aidons à préserver de nombreuses espèces d’animaux et de plantes.

Programmes Éducatifs

L’éducation est au cœur de notre mission. Nous croyons que les jeunes générations doivent comprendre et apprécier l’environnement. Voici comment nous participons à cet effort :

  • Ateliers et Séminaires : Nous organisons des ateliers interactifs pour les étudiants sur les thèmes de l’écologie et de la conservation.
  • Visites de Terrain : Nous emmenons les élèves sur le terrain pour leur faire découvrir la beauté de la nature et l’importance de sa protection.
  • Médias Sociaux : Nous utilisons les médias sociaux pour partager des informations et des ressources éducatives.

Ces programmes permettent aux jeunes de devenir des ambassadeurs de l’environnement au sein de leur communauté.

Conclusion

ACAPE BURUNDI s’efforce de créer un impact positif sur l’environnement et sur les communautés locales. Par des initiatives de reforestation, la préservation des habitats et des programmes éducatifs, nous travaillons à bâtir un avenir durable pour le Burundi. Chaque petit geste compte et doit être célébré, car ensemble, nous pouvons protéger notre santé et notre belle planète.